
ISHPINGO, QUESACO ?
Ishpingo, c'est le nom Kichwa de la cannelle amazonienne, arbre dont on utilise les feuilles et tiges fines (et plus rarement le fruit) pour extraire une huile essentielle aux nombreux bienfaits.
Mais Ishpingo, c'est aussi le nom d'une Organisation Non Gouvernementale franco-équatorienne créée en 2005 ! Cette association oeuvre depuis 12 ans à la reforestation et à la préservation de la biodiversité amazonienne dans la province du Napo, à l'Est de l'Equateur. Son objectif est d'améliorer les conditions sociale, économique et environnementale des populations natives de l'Amazonie en développant avec les agriculteurs locaux des projets agroforestiers. Pour atteindre cet objectif, toute l'équipe d'Ishpingo (c'est nous !) travaille tous les jours aux côtés des populations locales, pour entreprendre et monter avec eux des projets de reboisement durables.

Ishpingo, c'est un projet monté et porté par Antoine VULLIEN et Flore MOSER, deux ingénieurs forestiers tombés amoureux de la forêt amazonienne et l'Oriente équatorien dès la fin de leurs études. Ils sont soutenus par leurs familles sur place et accompagnés par une équipe de volontaires, stagiaires, services civiques et sympathisants qui viennent leur prêter main forte !
En ce moment, ce sont Kathy, Marion, Romain, Teddy et Tom qui mettent leur énergie et leur volonté au service de la reforestation.
Ishpingo travaille avec les agriculteurs de la province du Napo, dans l'Est de l'Équateur. Nous construisons avec eux des pépinières où nous faisons grandir ensemble des arbres de différentes espèces, mélangeant bois d'oeuvre et fruitiers. Nous semons ensuite avec les agriculteurs dans leurs parcelles en mettant en place des systèmes agroforestiers, c'est à dire en associant bois d'oeuvre, fruitiers et cultures de rente (maïs, manioc, banane plantain, cacao...).
Depuis quelques années maintenant, l'association aide également les agriculteurs à vendre les fruits de la reforestation à Tena, ville principale de la province. Nous vendons les fruits sur le marché et en transformons certains en confitures, l'arazá et la guayabilla par exemple.

DES ARBRES MÈRES, POUR QUOI FAIRE ?
La déforestation sélective des principales espèces de bois d’œuvre depuis plusieurs décennies a causé la quasi-disparition de ces espèces dans les fermes de la province du Napo, dans l’Oriente équatorien. Le bois étant toujours un matériau très recherché, les coupes sélectives progressent de plus en plus en avant dans la forêt primaire.
Or, pour réaliser un travail de reforestation et replanter ces essences de bois d’œuvre dans les fermes, nous avons besoin d’arbres mères, adultes, produisant des graines. Nous sommes donc nous aussi poussés à aller chercher de plus en plus loin ces individus précieux pour trouver à leur pied les graines nécessaires à notre travail.

Pas n’importe quels arbres ! Les arbres mères que nous utilisons, recherchons et voulons protéger sont de grande qualité. Tout d’abord, ils sont les survivants d’espèces en voie d’extinction dans la région. Et ils en sont les représentants parfaits ! En effet, pour être utilisé comme arbre mère, l’arbre doit posséder d’excellentes caractéristiques morphologiques pour les transmettre à sa descendance. De plus, pour une même espèce, il faut disposer de plusieurs arbres mères afin d’assurer une diversité génétique minimum et ainsi préserver l’espèce sans la fragiliser. Cela augmente le challenge !

POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN DE VOUS ?
Votre aide financière nous permettrait de protéger les arbres mères encore présents sur place, disséminés dans quelques fermes. En effet, notre idée est de proposer une compensation financière annuelle aux agriculteurs possédant des arbres mères pour éviter qu’ils ne les coupent et les vendent. Pour que le projet réussisse, il nous faut proposer aux agriculteurs une compensation relativement conséquente pour faire face aux 500 à 1000 € que peut apporter immédiatement la coupe d’un arbre d’une telle qualité. C'est en réalisant une petite enquête auprès de nos agriculteurs que nous avons estimé à 50 € le revenu annuel juste et suffisant pour protéger les arbres mères. Les agriculteurs avec lesquels nous travaillons gagnent un salaire mensuel d'environ 100 € par mois, le revenu issu d'un ou plusieurs arbres mères sur leur parcelle constituerait donc un revenu complémentaire conséquent.

Les 6 100€ de la collecte permettront de réaliser les différentes étapes du projet :
- 400 € permettront à un membre de notre équipe d’aller à la chasse aux arbres mères. Mieux qu’une chasse au trésor, il s’agit d’aller discuter avec les agriculteurs des différentes communautés, à la recherche de ceux possédant des arbres mères des espèces en question sur leur propriété.
- 1 000 € permettront ensuite d’effectuer tout le travail de localisation et d’identification des arbres mères signalés par les agriculteurs. Pour chaque arbre, il faudra aller avec l’agriculteur sur son terrain voir l’arbre mère (parfois quelques heures de marche !), vérifier qu’il ait bien toutes les caractéristiques nécessaires et prendre ses coordonnées GPS afin de le retrouver à l’avenir.
- 200 € permettront à l’association de se doter du GPS en question, indispensable pour pouvoir ensuite retrouver facilement les arbres mères repérés et récupérer à leur pied les précieuses graines.
- 4 500 € seront reversés directement aux agriculteurs pour les dissuader de couper leur arbres. Cela représente environ 5 arbres (diversité génétique !) pour chacune des 18 espèces que nous replantons dans les fermes, soit 90 arbres. Pour chaque arbre, nous proposerons une garantie de 50 € à l’agriculteur chaque année pour compenser les revenus de sa coupe. Cette collecte nous permettrait donc d’aborder l’année prochaine sereinement, en ayant une banque de graine en sûreté !
Un premier palier à 1600 € est indispensable pour lancer le projet en identifiant et localisant les arbres mères à protéger. Sans ce travail de terrain et de discussion avec les agriculteurs, il nous sera impossible d'entamer les démarches de protection.
Un second palier à 4100 € (1600 + 2500) nous permettrait déjà de nous concentrer sur les 10 espèces les plus menacées avec lesquelles nous travaillons. Un bon début !
Enfin, si nous dépassons l'objectif de la collecte (OUAH !), nous pourrons envisager l'avenir ! Nous pourrons mettre cet argent de côté pour perpétuer notre action l'année prochaine et ainsi assurer un avenir doré aux magnifiques arbres mères dont nous avons tant besoin.
Si vous souhaitez en savoir plus sur notre travail au quotidien, sur nos actions de reforestation, de sensibilisation, nos avancées main dans la main avec les agriculteurs Kichwas, n'hésitez pas à nous contacter ! Vous pouvez nous écrire via notre site internet, notre page Facebook, ou par mail : marion.robert72@gmail.com. Nous serons ravis de vous répondre et de discuter avec vous !
Pour contribuer à notre projet (Merci !), vous pouvez sélectionner le montant de votre choix (il n'y a pas de petit don) directement sur le site de MiiMOSA ou bien nous envoyer votre don par chèque à l'adresse suivante :
20 rue Marcellin Berthelot
94140 Alfortville
Pensez bien alors à écrire votre adresse mail au dos du chèque pour que nous puissions transmettre votre contribution à la plateforme. Et n'oubliez pas de nous indiquer la contrepartie que vous avez choisie !
Nous vous remercions du fond du coeur de l'aide précieuse que vous nous apportez, par vos dons, votre soutien, vos partages, votre énergie ! Merci !