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La goutte d'eau du Colibri
Un grand merci pour votre participation
Les Jardins de la Cueille est une ferme maraîchère bio qui a vu le jour en 2019 à Champniers-Reilhac, au cœur du parc naturel Périgord-Limousin.
Je suis Flavien Hugault, ancien poitevin venu m’installer en famille dans les belles forêts du nord de la Dordogne. Après quelques années à arpenter les rues des villes, la campagne nous a vivement appelé à elle. Ayant passé mon enfance à courir dans les champs, à aider à la chèvrerie du village et à mettre les mains dans la terre, il m’est apparu comme une évidence que mon avenir n’était pas en ville mais plutôt là où je peux me connecter avec la nature. La rosée du matin qui accompagne le lever du soleil en me mouillant les pieds, sentir les vibrations de l’arbre sur lequel je suis adossé, ou encore humer l’odeur de la terre humide, voilà ce qui me faisait rêver !
La décision est prise en 2016 de trouver notre bout de terre à nous. Nos pérégrinations nous ont conduit au hameau des Brousses de Champniers-Reilhac. Et après quelques travaux, nous y posons nos valises en 2018 pour la naissance de notre fille Myrtille.
Pendant une première année riche en apprentissages, j’ai eu le plaisir de travailler avec Valentin et Hélène, deux amis de longue date qui ont eu l’excellente idée de s’installer proche de nous.
Puis Les Jardins de la Cueille sont nés.

Sur 2 000m2 de surface cultivée, je produis plus de 40 espèces de légumes, de janvier à décembre. Des haies fruitières côtoient les planches de cultures. Un verger qui évolue doucement en forêt jardin borde le tout.
Je m'inscris dans des techniques culturales que l'on appelle "Maraîchage sur Sol Vivant". Le mouvement MSV regroupe des agriculteurs et des agronomes qui travaillent ensemble pour comprendre et améliorer la vie des sols.

Chez moi, le travail du sol se réduit au strict minimum. J’apporte à manger au sol par du compost, du foin, de la paille et des engrais verts. La prolifération des champignons, des bactéries et des vers de terre donne un sol plein de vie qui garantit la bonne santé et le bon goût des légumes.

Mon sol est toujours couvert par des paillages naturels, du compost ou de la toile tissée. Cette « peau » le protège des intempéries et des rayons du soleil. Cela maintient l’humidité et c’est donc moins d’arrosage ! Protéger la terre, c’est aussi prendre soin de la faune qui vit sur et dans le sol. Ce sont ces millions d’organismes qui fertilisent le sol et nourrissent les plantes.
Logiquement, je n’utilise aucune mécanisation pour cultiver mes légumes. Je travaille avec des outils manuels, ce qui me permet d’être minutieux et de prendre bien soin des plantes.

Ces techniques s’inscrivent dans le courant de l’Agriculture Régénérative. Nous souhaitons re-fertiliser les sols qui ont été malmenés depuis que l’industrie a imposé au monde agricole le rendement plutôt que la qualité. Re-fertiliser un sol, c’est aussi une solution efficace pour stocker du carbone et ainsi lutter contre le réchauffement climatique.
Consommer des légumes issus de fermes MSV est un acte citoyen, au service de la défense d'un modèle économique et social qui soutient les paysans. C'est aussi un engagement fort pour consommer des aliments dans le respect et la protection de la nature.
Voulant maîtriser ma production de la graine jusqu’à la récolte, je produis l’ensemble de mes plants grâce à une pépinière commune avec Valentin, alias Tonton Binette, à 6 minutes de chez moi. Je n’utilise que des semences paysannes, donc non hybrides. C’est un gage de qualité nutritive et de diversité génétique pour les légumes. Je peux donc récupérer une partie des graines qui me resserviront les années suivantes (et vous aussi !).

La commercialisation des légumes est complètement locale. Je propose des paniers libres à la vente à la ferme et à l’école des Girafons de Champs-Romain. Je tiens également un stand au marché de Marval où je vends mes légumes sur un banc commun avec Tonton Binette et le Jardin Mélimélo. Enfin, je participe au fonctionnement de la Sauce Paysanne, une association de soutien à la paysannerie bio du Nontronnais. Et comme j’aime autant cuisiner mes légumes que les cultiver, je propose des plats à déguster sur place sur les marchés festifs de Champniers-Reilhac et sur quelques festivals du coin.

Vous l’aurez compris, chez moi, 0 produit chimique, 0 hybride, 0 moteur mais 100 % d’amour du vivant.

Afin de faciliter mon travail et proposer à mes clients une grande diversité de légumes toute l’année, j’ai besoin de serres.
Pour le moment, une petite serre de 75m2 me permet de produire un peu de tomates, aubergines, concombres ou melons en été et épinards, navets et salades en hiver. Mais je n’arrive que partiellement à répondre à la demande, surtout en hiver et au début du printemps.

Les hivers en Périgord Vert sont froids et humides. La grande majorité des légumes est cultivée en plein champ, ce qui m’oblige à les couvrir de tunnels nantais. C’est un long travail fatiguant et compliqué à faire seul.

Il en résulte un manque de temps pour mettre en culture suffisamment de planches et donc arrive un moment dans l’hiver où je manque de légumes et je suis obligé de mettre en pause les marchés et la vente à la ferme.
En été, je suis très dépendant de la météo. Un été sec et chaud (mais pas trop) me permet d’avoir de bonnes récoltes. Mais un été humide et froid comme en 2021, et c’est la catastrophe pour les tomates, les aubergines, les concombres ou les poivrons.
Les serres me permettraient d’être plus serein et de pérenniser ainsi mon travail.
Pourtant, elles ont aussi le désavantage d’« artificialiser » une zone de culture. La terre n’y est plus jamais soumise aux intempéries et au vent. Elle s’appauvrit, ce qui laisse plus de place aux maladies et aux ravageurs.
Pour résoudre ce problème, je souhaite déplacer les serres plusieurs fois par an. Une serre mobile permet une plus grande flexibilité dans le plan de culture et donc plus de rotation ! Je pourrais aussi continuer à produire des engrais verts sur l’ensemble des jardins.
Pour mieux comprendre le principe, voici un petit schéma :

Comment faire bouger une serre ?
Grâce à un ensemble de roues ! Il y a quelques années, l’Atelier Paysan a développé un prototype d’un outil amovible permettant de soulever et déplacer une serre tunnel. Appelé « Monokit », ce système demande moins de travail de terrassement que les serres sur rails ou sur skis. Il est également bien moins cher car un seul jeu de roues permet de déplacer plusieurs serres ! Avec Pierre et Sosha, maraîchers sur une commune voisine, nous comptons acheter un jeu de roues ensemble pour réduire le coût d’achat et ainsi mutualiser le matériel.

Avec 2 serres mobiles, c’est presque 2 tiers de ma surface cultivée qui pourront être couverts au moins une fois dans l’année !
Cet été, les canicules à répétition ont asséché mon puits. A partir du 10 août, j'ai dû faire le choix des cultures à arroser. Il m'a été impossible de semer ou planter les légumes d'hiver. Quelques mois après, j'ai dû stopper la commercialisation par manque de légumes. Malgré mes pratiques qui prennent soin du sol, je dois reconnaitre qu'il me faut une réserve d'eau en été pour palier à une sécheresse. D'où l'idée d'installer une citerne souple de récupération d'eau de pluie que je remplirais en hiver pour l'utiliser l'été .

Mais, combien ça coûte ?
Total : 10 450 euros pour les 2 serres mobiles + la citerne souple
Le département de Dordogne m’aide à hauteur de 40 % du montant HT des serres et de l’irrigation. C’est un super soutien aux paysans du Périgord ! (4 180 euros)
La MSA peut soutenir les agriculteurs qui veulent améliorer leurs conditions de travail au niveau sécurité et bien-être (environ 2 500 euros).
Et, le financement participatif : 4 100 euros. Dont la part de MiiMOSA : environ 330€ = 8% du total des dons
(Vous l’avez compris, ce projet ne peut aboutir sans votre aide !)
*MISE A JOUR* : Le second palier est atteint ! Voici donc la liste du matériel qu'il me manque pour améliorer le système d'irrigation et transporter de façon confortable le compost :
-une brouette benne basculante : 880€. Elle me permettra d'apporter le compost et les déchets verts directement sur les planches de culture.
-une pompe de qualité pour utiliser la citerne souple : 370€
-Programmateur d'irrigation avec électrovannes : 320€. Pour automatiser l'arrosage et qu'il soit plus efficace
Vous pouvez contribuer directement sur la plateforme MiiMOSA par paiement en ligne, mais aussi par chèque à m'adresser directement (en m'indiquant bien vos coordonnées). Les contreparties seront évidemment similaires.
Un grand merci à l'ensemble des futurs contributeurs, à mes fidèles clients, à mes parents qui me soutiennent énormément, à Blandine et Myrtille pour leur amour et à mes amis qui viennent m'aider régulièrement : Valentin, Hélène, Guillaume R, Guillaume K et les autres !
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Plantons une petite graine
Pour la diffusion d'une semence paysanne : un sachet de graines potagères de mes jardins.
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