
Avant tout, si vous ne me connaissez pas, je m'appelle Emeric, j'ai 27 ans (28?! T'es sûr(e)? Bon...), et je suis du Bugey, dans l'Ain. Après quelques années d'étude en Agronomie et Développement des Pays du Sud, et une tripotée d'aventures inspirantes en France et à l'étranger, j'ai commencé à vouloir réaliser des projets au plus proche de mes valeurs : le respect de la Nature et de l’Homme.
Un peu d’activisme environnemental et quelques missions professionnelles plus tard, je prends part à mon premier gros projet sur Lyon : chargé de projet à la Marmite Urbaine. J'évoluais dans un domaine innovant, en agriculture urbaine, ce fut très formateur !
Mais la ville ne me convient qu'un temps. J’ai alors épluché pendant des années les opportunités pour m'installer comme agriculteur, et c’est aujourd’hui en Haute-Loire que je trouve mon bonheur !

Ouais, en Haute-Loire. Je ne connaissais pas ce territoire, et je commence à peine à le découvrir! Sur le papier, tout correspondait :
Moyenne montagne en Auvergne Rhone Alpes, à l’interface entre l’Auvergne et l’Ardèche, encore pas mal de forêts, toujours assez rural, loin des grands bassins de populations, une biodiversité encore pas trop malmenée, et a priori pas désertique à l'échelle des 50 prochaines années…
Et en vrai, c’est encore mieux !


Ah, c’est là qu’on touche au gros dossier!
En février 2020, je vois sur les petites annonces de Terres de Liens une offre de reprise en petits fruits sur la Haute-Loire. Échanges téléphoniques, rendez-vous pris, un confinement qui retarde de 2 mois la visite… Puis Bernard me fait découvrir son exploitation : c’est le coup de foudre !
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5 ha de parcelles réparties sur différents îlots
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8 180 m² de framboises et cassis sous abris (tunnels ouverts)
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En Agriculture Biologique
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Un système d’irrigation en goutte-à-goutte sur toutes les parcelles
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Autonomie en eau : 1 000 m3 de réserve d’eau dans un lac collinaire
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Commercialisation assurée par le GIE des fruits rouges du Velay
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1 ha de terrain en propriété
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Un cadre verdoyant en lisière de forêts, isolé et avec une vue superbe...
Avec tout ça, une chambre froide et tout le matériel nécessaire à la reprise (gyrobroyeur, semoir, désileuse pour le compost, matériel de récolte…) et surtout en location un hangar agricole (156 m²), un appartement et un mobil-home pour héberger des saisonniers !

Ensuite tout s’est enchaîné très vite, la chambre d’agriculture, l’AFOCG, les formations, les rencontres, les dossiers par dizaines…
Mais j’ai surtout passé l’année à apprendre l’itinéraire de culture avec Bernard.
De juin à novembre comme salarié sur l’exploitation, j’ai pu découvrir la cueillette, la livraison des productions, la gestion de l’équipe de saisonniers, l’irrigation, la taille, le démontage des tunnels, les travaux d’entretien divers...

Bernard a su me transmettre ses connaissances acquises sur les 25 dernières années. Pédagogue, il m’aide chaleureusement à me sentir en pleine confiance pour cette reprise, c’est une chance incroyable !

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Propriétaires rencontrés, baux signés
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Inscriptions MSA, CFE …
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Prévisionnels économiques validés
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Des aides à l’installation
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Une giga-motivation
Tous les voyants sont au vert, paré pour le décollage !
En 2021, pour la première année, je vais prendre en main l’ensemble du système : apprendre à gérer les équipes en saison et les différents travaux au cours de l’année...
A partir de la deuxième et troisième année, de nouvelles plantations de framboises, cassis, groseilles et fraises sont prévues !
